… et Tu connais la suite…
oct 5th, 2008 by S. Leannán
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4 Octobre 2008
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« Sail away with me Honey… »
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Je me souviens de la première fois où j’ai entendu cette chanson… Il faisait nuit, la pluie s’écrasait contre le pare-brise si violemment que les essuie-glaces avaient de la peine à suivre la cadence et je venais de dire à mon Ami qu’il roulait trop vite sous ce déluge…
Une quarantaine de minutes plus tôt, tandis que la voiture s’engageait sur l’autoroute, Paul avait glissé dans le lecteur un disque compact dont il m’avait tendu le boîtier. J’avais allumé le plafonnier le temps de lire les titres du CD, et il m’avait expliqué que c’était le quatrième album de David Gray…
Alors que nous nous faisions happer par le brouillard, les paroles de «.Please forgive me » et de « My Oh My » m’avaient déjà trop rappelé mes propres états d’âme pour que « This Year’s Love » n’achève définitivement de balayer le peu d’enthousiasme que m’inspirait encore la soirée à laquelle nous nous rendions. Mais tandis que Paul levait le pied, les premières strophes de « Sail Away » étaient comme une éclaircie dans l’opacité de la nuit.
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« Pars avec moi…
Je mets mon cœur dans tes mains
Pars avec moi…
Maintenant, maintenant, maintenant… »
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Comment traduit-on « Honey » en français… ?
Chéri ou Chérie… mon « Chou » ?
« Honey… »
Existe-t-il quelque chose de plus doux au goût que le miel… ?
Comme au toucher le velours…
Comme à l’odorat la vanille…
Comme à l’ouïe le hautbois…
Et c’est tout cela, et bien plus encore, que contient « Honey » et que ne dit pas « Miel »…
Et comment traduire « Sail away » ?
« Partir » ne dit pas les voiles qui s’élèvent le long des mâts, qui libérées se déroulent et s’étalent, s’arrondissent pour retenir le vent, qui battent, et pulsent, même… « Partir » ne raconte pas le souffle au parfum d’iode, les embruns au goût de sel, les camaïeux de bleu et de vert de la Mer et du Ciel qui s’entremêlent, l’albâtre de l’écume sur les éclats du grand miroir sarcelle… Non, « partir » ne dit pas tout cela.
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« Pars avec moi
Et ce qui sera, sera… »
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Et quel sens peut bien avoir « Je veux te tenir maintenant »… ?
« To hold », c’est tenir dans sa main ou dans ses bras, mais c’est aussi soutenir, avoir et garder, et même retenir… et c’est ne pas lâcher.
Mais peut-être suis-je incapable de traduire ces paroles simplement parce qu’elles évoquent pour moi trop de souvenirs, d’émotions, de sensations… ?
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Affirmer que cette chanson m’avait plu, à ce moment-là, serait mentir. Elle m’avait touché le cœur et l’âme trop profondément pour que je puisse dire qu’elle m’avait plu… Peut-être la voix de David Gray avait-elle, compte tenu de mon humeur, un je-ne-sais-quoi de trop tranché, de trop « à vif » pour que j’imagine une conclusion heureuse à sa ballade ? Imaginons que le temps, ce soir-là, me rendait pessimiste…
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« Tu aimes… ? Je te copie quelques morceaux ? »
Je ne sais pas de quelle façon j’ai regardé Paul, et dans l’obscurité lui non plus sans doute, et je crois que c’était tant mieux…
« Merci, Paul, mais… Non Merci. »
J’ignore s’il en est de même pour vous, mais en ce qui me concerne ce que je ressens la première fois que j’écoute une chanson demeure, et perdure, et refait surface à chaque nouvelle écoute… David Gray est un auteur-compositeur de talent ; ses notes, ses mots et sa voix trouvent leur chemin en vous que vous le vouliez ou non. C’est bien pour cela que sans pouvoir l’oublier, je ne tenais pas à ré-entendre cette chanson-là, tout particulièrement. Mais voilà…
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Deux longues années plus tard, Robert de Niro tenait l’affiche avec « 15 Minutes », un film de John Herzfeld. Bien que je n’aie jamais été adepte du genre « suspense policier », comme j’avais apprécié « Two Days in the Valley », j’avais volontiers accompagné un autre Ami, appelons-le Jacques, à la première de ce nouveau « thriller ». Et voilà qu’à nouveau ils me surprenaient dans l’ombre, David Gray et son « Sail Away »… Moi qui n’écoute pas la radio, il fallait qu’ils m’attrapent au cinéma, nichés dans une bande-son…
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« … Et tout ce qui m’était si cher
A disparu sans laisser de trace…
Oh, toutes les fois où j’ai goûté (à) l’amour
Et jamais vraiment su ce que j’avais… »
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Au-delà des quelques secondes qu’il m’avait fallu pour reconnaître la neuvième piste de « White Ladder », je crois que je n’ai rien retenu de la suite du film. Non, je serai honnête… Je ne « crois » pas. Je sais. C’est Jacques qui m’a raconté la fin. Tout de même, je ne m’en souviens plus…
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Jamais deux sans trois, dit-on… C’était il y a sept mois, et j’écoutais tomber la pluie en attendant que le Chien ait bouclé sa ronde habituelle… Pour meubler mon attente, j’avais ouvert ma messagerie avec l’idée de relire l’un des courriers reçus dans l’après-midi, mais presqu’aussitôt les lettres du mot « Inbox » s’étaient affichées en gras et un petit « 1 » était apparu à l’intérieur d’une parenthèse bleue.
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Oui… Une fois de plus il faisait nuit quand pour la troisième fois cette chanson est venue me cueillir, contenue dans ce « Nouveau message ». Le texte de cet e-mail, je le connais par cœur, comme les paroles de cette chanson que je ne traduirai jamais… Cette chanson que cette nuit-là j’ai pour la première fois écoutée avec sérénité.
L’interprète n’est pas le même, c’est un fait, mais aussi différentes l’une de l’autre que puissent être les voix de David Gray et de Ryan O’Donnell, ce n’est pas ce qui a changé ma perception de cette chanson.
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Ce qui a changé, tu le sais, toi, et tu sais pourquoi j’ai déposé ici pour toi ce même fichier que tu m’envoyais il y a deux-cent-quatorze jours… Tu sais pourquoi je te le retourne avec ceci…
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Et si je te dis…
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« Dans tes mains et dans les miennes… »
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… je sais que tu connais la suite.
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“Sail Away” - Paroles & Lien ‘YouTube’ <- Cliquez ici…
(Un second ‘Clic’ refermera la fenêtre)
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Maintenant je comprends ce que disait L.
On ne sait pas dire je mais on sait l’écrire
Merci pour ça.
Côté technique, féliciations, j’ai vu hier que tu as trouvé et compris tes ‘fenêtres’. Il y en a une qui a sauté, non?
Je vais plus loin voir ce que je peux apprendre d’autre
Bonne…
Owww… Lenna…
Merci… C’est “Collapsible Elements”, tu l’as vu sans doute dans les “plugins”, et si simple d’utilisation que même un esprit aussi limité que le mien
peut en faire façon… Et Non, rien n’a “sauté”, j’ai seulement obtempéré…
Ne va pas trop loin, tout de même. Tu pourrais te perdre…
Excellente fin de journée à toi, Monsieur l’Escuyer…
S.
I’m right here Baby!
Qu’est-ce que j’ai fait cette fois?
La photo me rend très nostalgique.
You know [...]….. I’d feel very jealous if I weren’t so happy for you…
I wish you eternal happiness my Angels
Lenna
[... The HenchMan ...] si tu veux on peu se perdre ensemble?
Ah Lenna….! toujours si bavarde!
Lenna, Trésor…
Tu es si volubile…
J’ai “validé” ce qui était modérable, mais tu t’es surpassée… et tu déteins si notablement sur O. que je ne peux décemment pas approuver les “messages” que vous m’aviez laissés pendant que vous étiez chez B. toutes les deux…
And by the way…
Have Mercy on him… He won’t hold back much longer…
S.