… Morgan / 12 - Le Géant Noir
sept 28th, 2008 by S. Leannán
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(Howth, Seanachain Manor - 24 juillet)
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Il a dormi presque douze heures, le jour commence déjà à se lever. C’est sans vraiment s’être éveillé qu’au milieu de la nuit il a tiré sur lui un pan du lourd couvre-lit de velours, et il est encore surpris d’avoir dormi d’une traite aussi longtemps. Cela ne lui était pas arrivé depuis qu’il a quitté Madrid… Était-ce le bois qu’il a fendu, ou le disque de Oona… ?
En retournant à sa chambre, il y retrouve ce parfum frais, citronné et pourtant doux qui est partout telle une présence permanente. Ses draps, comme les linges de bain et tous les texiles de la maison, sont imprégnés de cette odeur, qui peu à peu se niche jusque dans ses vêtements, à la fois discrète et vaguement entêtante. Pendant qu’il s’habille, il prend conscience qu’elle lui en rappelle une autre, et il hoche la tête comme pour chasser cette pensée de son esprit.
Rapidement, il se prépare pour sortir : il est l’heure d’aller rendre visite à un certain cheval noir.
Jusqu’au haras il n’a croisé personne, et en dehors des chevaux, et du chien qui, au lieu d’aboyer pour signaler sa présence, vient se faire caresser, il ne devine âme qui vive là non plus. En marchant vers le long bâtiment central, il parle doucement, à mi-voix, et le chien qui le suit penche parfois la tête sur le côté comme s’il écoutait.
- Où donc est ce destrier dont Oona a tant de souci ? Le sais-tu, toi… ? Bien sûr… C’est Ocean que je cherche. Où est Ocean, dis-moi ?
Le chien file vers le fond de l’écurie, et c’est maintenant l’homme qui suit le chien, d’un pas lent et silencieux.
- Sais-tu qu’on te nourrit pour que tu montes la garde ? continue Morgan.
Il n’a pas allumé la lumière, mais sans doute les chevaux ont-ils reconnu sa voix, car dans la pénombre tous restent calmes à son approche.
- Tu aurais intérêt à filer si quelqu’un survient, et à prétendre ensuite que tu étais enfermé quelque part.
Il est arrivé devant le dernier box, où l’attend le chien. L’écurie est toujours aussi tranquille.
- Je te remercie de ton aide. Tu peux aller retrouver ta couche maintenant… Tu sais que tu ne peux pas nous accompagner.
Pendant que le chien repart vers la sortie, Morgan observe le géant noir, immobile devant lui. Il reconnaît le frisson qui court sur sa peau, du dos de ses mains jusqu’à ses bras, et sa voix s’adoucit encore.
- Ah… Je comprends pourquoi je pensais tellement à toi depuis hier, mon Ami… Il nous faut trouver une autre fin que celle qu’on a décidée pour toi… Nous y parviendrons, cette fois, si tu m’aides… Pour le moment, il faut que je te selle et que nous sortions.
Il fait coulisser la porte du box, et le Shire balance sa tête, souffle un peu.
- N’aie crainte, tout ira bien… Qui nous verra quand nous rentrerons est sans importance… Ai-je l’air nerveux… ? Il n’y a pas à s’inquiéter de Malcolm, crois-moi… Viens.
Depuis le début, chacune de ses phrases est ponctuée d’un silence, et Ocean se balance encore un peu mais sort de son box sans se faire prier. La lèvre inférieure légèrement retroussée, il allonge la tête pour mieux sentir son visiteur. Visiblement, ce qu’il perçoit lui plaît, et il se laisse seller et brider sans rechigner.
- Je ne vais pas monter sur toi. Pas pour le moment, du moins… C’est seulement pour le cas où l’on nous verrait sortir… Allons, maintenant. Doucement, mon Ami… Marche avec moi.
Avançant épaule contre épaule, les deux silhouettes sombres sont bientôt aux portes de l’écurie, et ce n’est qu’en arrivant dans la cour que Morgan prend les rênes dans sa main. Ils contournent le bâtiment, rejoignant par l’arrière le petit chemin qui file en direction de la forêt, et font encore une centaine de mètres avant de s’arrêter.
Ocean ne comprend pas pourquoi l‘homme entreprend alors de défaire la bride qu’il a pris le temps de lui passer quelques minutes plus tôt, mais de se voir débarasser de son mors et de tout ce harnachement n’est certainement pas pour lui déplaire. Il hume encore l’odeur rassurante, étrangement familière de l’homme en noir tandis qu’il glisse autour de son encolure une simple boucle de chanvre tressé et la fait coulisser pour qu’elle repose juste au-dessus de son épaule… Et quand sans un geste, sans prononcer un mot, Morgan se met à courir vers la forêt, le cheval n’hésite qu’une poignée de secondes avant de s’élancer derrière lui.
Au détour du chemin, ils disparaissent bientôt derrière les arbres.
…
Le jour s’annonce déjà clair et beau quand Malcolm, en train de s’agiter dans la cour, voit son nouveau voisin, monté sur Ocean, approcher des barrières qui bordent la route.
- Mais qu’est-ce qui vous a pris… ? commence le propriétaire du haras, les yeux écarquillés et l’air furieux.
- Bonjour, Malcolm. Que se passe-t-il ? demande Morgan d’un ton serein et bienveillant. Auriez-vous un problème ?
- Un problème ? tousse Malcolm. On me dit qu’un cheval a disparu, à sept heures du matin. Et celui-là, en plus. Vous ne pouvez pas…
Il tousse encore, et Morgan l’empêche de terminer sa phrase.
- C’est un animal magnifique, je comprends que vous vous soyiez inquiété. Et docile, aussi. Est-ce vous qui l’avez dressé ?
Malcolm a manqué s’étrangler, et répète d’un ton abasourdi :
- Docile… ? Lui, docile ?
- Oh, très doux, vraiment… Je n’avais plus sommeil, vous savez ce que c’est… Mais je ne voulais déranger personne, il était très tôt, alors je l’ai sellé moi-même. Il a été très patient. Nous nous entendons très bien, et j’ai fait une excellente promenade. Verriez-vous un inconvénient à me le réserver ? J’aimerais pouvoir le monter tous les jours, donc il va de soi que j’augmenterai le prix dont nous avions convenu. Qu’en pensez-vous… ? Ah, vraiment, ce cheval me convient bien mieux que celui d’hier, infiniment mieux. Alors, qu’en dites-vous ? Vous vous rendez compte qu’il est plus adapté à ma taille que les autres. Cela vaut mieux pour eux et pour moi, n’est-ce pas… ? Oh je vois que vous commencez les travaux. C’est une belle écurie que vous avez là, et le fait est que…
Morgan essaie de ne pas s’entendre lui-même, tant il a la désagréable sensation de se soûler de cette tirade, mais il continue à parler pour donner à Malcolm le temps de se calmer en comprenant qu’Ocean, finalement, pourrait s’avérer un bon placement. Ils sont arrivés jusque devant l’entrée de l’écurie, et il descend du cheval.
Malcolm a fini de tousser. Il regarde le cheval, qui est calme, et cet homme un peu bizarre, qui le dépasse d’une tête, puis le ciel, qui est bleu, et il se dit que la journée ne commence pas si mal…
- Bon, bon… C’est d’accord. Vous mettez la moitié de plus et je vous le réserve. Et vous vous débrouillez tout seul quand vous êtes en dehors des heures.
- Bien entendu, confirme Morgan d’une voix grave.
Malcolm s’en va vers la maison, et Liz, la palefrenière, s’approche aussitôt d’Ocean.
- Je vais le rentrer, dit-elle en tendant la main vers les rênes.
Elle a détaillé le nouveau venu de la tête aux pieds pendant que Malcolm lui parlait, et elle semble ne pas pouvoir décider si elle doit regarder sa bouche, ou ses yeux. Morgan ne paraît remarquer ni ce regard, ni le sourire charmeur qui l’accompagne maintenant.
- Merci… C’est inutile. Je vais le faire, et je sellerai et désellerai toujours moi-même.
Le cheval se remet en marche en même temps que lui, et tandis qu’ils entrent dans l’écurie il lui parle tout bas.
- Tu vois que tout s’est très bien passé… Tout ira bien dorénavant… Je viendrai tous les jours, sauf si j’en suis empêché… Mais je serai là le jour suivant.
[...]
…
S. Leannán
…




Tu t’amuses bien?
La hauteur de lignes, c’est mieux, mais tu as un problème avec tes dialogues.
À une telle heure, tu devrais être sous ta couette, mon Cher…
C’est la faute de la grande bête grise qui m’a levé à 6 h du mat - j’ai fait la sieste pour me rattraper, et maintenant je suis tout décalé
Et toi?
Ta couette?
Moi… ?
Non, Merci… Aucun décalage chez moi…
Ma couette… ?
encore…)
Tout va bien sous mes draps, ne sois pas inquiet…
(… et
On a une lenteur certaine à la frappe, je vois
:P 
Non, c’est sûr, je m’inquiète pas de ce qui se passe sous tes draps.
Nous reparlerons de ma “frappe” tout à l’heure, Monsieur L’Escuyer, si cela te chante…
À ce propos…
Je te suggère de refaire une tentative du côté de ton lit… pour dormir, I mean….
J’y vais, j’y vais, j’y vais……..
Bonne…..
Sweet Dreams, my Friend…
S.
M’nant je comprends l’échange de 10:00…….
et p’quoi il y en a 1 qui avait l’air d’1 zombie
Ca va [...(The HenchMan)...]? Les oeufs brouillés sont descendus ou ils sont remontés?
S[...!...], le Shire est [...]? [...] m’nant?
Bisoux à tous
Je crois qu’ils sont finalement descendus…
Oui…
Trois seulement, mais il se pourrait que…
Same from us, Darling…
S.
Zombie? Merci bien, O., ça fait plaisir! Toujours charmante…..
Je confirme: ils sont descendus et oui ça va
TH
ohoooh! bonjour l’échange!
Terry,
Même commentaire que précédemment, mais cette fois une seule réponse…
S.