Le Lendemain de la Veille
jan 25th, 2008 by S. Leannán
(”Appel Longue Distance” - Suite)
…
« L’avion a décollé avec quatorze minutes de retard. »
« Quatorze, en es-tu certaine ? »
« Oui, quatorze, précisément. Tu as attendu… »
« Deux-mille-deux-cent-quarante-neuf secondes, exactement. Autant dire que ce fut un calvaire, et j’ai failli repartir vingt fois, mais j’ai été stoïque. »

Elle rit en prenant son bras et il place sa main au-dessus de la sienne, sans la toucher.
« As-tu dîné dans l’avion ? »
« Non. L’attente m’avait agacée… »
« Où veux-tu aller ? Qu’aimerais-tu manger ? »
« Je n’ai pas faim. Mais toi, peut-être… »
« Est-ce une réponse, ou une question ? »
Ses joues se teintent de rose à l’instant où elle comprend.
« Oh… Je… »
« Pardonne-moi… Moins je dors et plus mon humour devient douteux… J’ai dîné chez des Amis. Où ton taxi devait-il te conduire ? »
« Au taxi, j’aurais donné mon adresse. »
« Tandis qu’à moi, bien sûr, tu n’oses pas… Je ne peux te dire que je l’oublierai dès que nous serons arrivés devant ta porte, ce serait mentir… mais si cela peut te rassurer, je peux m’engager à faire comme si je ne l’avais jamais sue, dès que tu seras entrée. »
Elle sourit en s’appuyant contre lui.
« Tu veux me reposer la question autrement ? »
« Sur un autre ton ou… une autre question ? »
« Une autre question. »
Elle se fait plus lourde à son bras et il s’arrête, ferme les yeux.
Elle s’écarte de lui.
« Je t’embarrasse. Tu aimerais rentrer chez toi. »
Il la retient.
« Non, tu ne m’embarrasses pas. Et Oui, j’aimerais beaucoup rentrer chez moi. »
Il se dit qu’il est impossible qu’elle ne se rende pas compte qu’il meurt d’envie de l’embrasser, elle se dit qu’il regrette leur entretien de la veille.
« Alors tu me déposeras chez moi en route, c’est sur ta trajectoire. »
« Bien, mais… Puis-je poser cette autre question, maintenant ? »
Elle lève un peu la tête en se tournant vers lui.
« Bien sûr… J’attends que tu le fasses. »
Elle se rapproche de lui, et il s’avance aussi.
« Voudrais-tu me répéter ce que tu m’as dit hier, après que je t’aie demandé si tu t’attendais à ce que je fasse comme si tu ne m’avais rien expliqué ? »
« Oui… Je t’ai dit que tu feras comme tu voudras. »
« Je n’avais donc pas rêvé. »
« J’ai même répété ‘Vraiment’, et un peu plus tard, j’ai ajouté ‘Absolument’. As-tu une autre question ? Celle-ci ne compte pas. »
Il pose sa main sur la sienne.
« Dans ce cas… Pendant que je rentrerai chez moi, permettrais-tu que j’oublie de m’arrêter ‘en route’ » ?
Ils sont l’un contre l’autre autant qu’on peut décemment l’être dans le hall d’un aéroport que des retards successifs ont inhabituellement peuplé.
« J’aimerais, même, que tu oublies de t’arrêter… ‘en route’, et, aussi… sur ta ‘trajectoire’… »
Elle a encore levé la tête, et il baisse la sienne. Sa voix baisse, aussi.
« Puis-je commencer à oublier tout de suite ? »
« Quand tu voudras, je t’ai dit que… »

La fin de sa phrase se perd sur ses lèvres quand il l’embrasse, et son bras passe lentement autour d’elle sans vraiment la serrer contre lui, mais elle devine à un léger tremblement qu’il se retient. Il se redresse presqu’aussitôt, sans toutefois la lâcher.
« Une fois chez moi, je pourrais devenir totalement amnésique. »
« Tu en oublierais d’être toi-même ? »
« Les chances sont extrêmement minces. »
« Tu pourrais oublier de te contrôler ? »
« Les risques sont grands. »
Son corps devient plus souple contre le sien, mais son regard se fait plus assuré :
« J’accepte les risques. »
Il se penche à nouveau vers ses lèvres, son bras l’attire plus étroitement contre lui et cette fois ne tremble pas.
« Rappelle-le moi quand nous arriverons. »
…
S. Leannán
..
…

Oh… que de choses non dites mais communiquées…
La “route” est-elle longue?
J’espère que c’est un triptique, ou même plus.
Belle journée.
Laurence
aaahhh… mon clavier…! j’ai dû m’y reprendre à deux fois. l’humour sauve, non? pour la suite, vous pourriez aussi oublier la censure?
La suite de CELUI-CI… Il faut supplier?
C’est presque un peu sadique, cette censure, vous ne voyez pas?
“Teaser”: quelqu’un l’a dit.
i hola [...] !
je vois que tu réapparais, alors je me lance pour un no. 4. lol
j’ai lu toute la série et je fais le guet pour la suite. on a dit qu’elle est déjà écrite, alors pendant que tu n”’écris rien” tu peux la faire enregistrer par [...] , non? je n’avais pas remarqué ça, mais si tu continues comme ça, on va finir par dire que tu aimes te faire prier. ou que c’est vraiment trop inavouable. à choix. lol
je ne sais pas si tu as reçu mon mail?
fais-moi signe.
hugs x 2
i cheerio !
Hola, mi Amigo!
Tss-tss-tss…
Qui a cafté…?
Oh, on dit tant de choses…
Et que l’on dise cela aussi, et que l’on croie tout ce que l’on voudra : “La bave du crapaud…”
No, rien… Pas le moindre e-mail…
Où donc m’as-tu écrit?
Et où donc pourrais-je te faire signe, quand la seule adresse que j’ai pour toi est celle du M. Michoacano? Utilise mon formulaire de Contact…
Abrazo grande…
S.
hola chip!
si je te dis que moi je suis le ‘petit’ blond que le gorille du bar a failli sortir manu militari, je suis sur que tu me remettras.
envoie-moi un mail aussi, por favor. tu ajoutes [...] apres mes initiales, ss espace, et tu ajoutes [...]. je serai au mexique en novembre pour le [...], on pourrait se faire un gueuleton? je me tiendrai puisque le grand ne sera pas la pour eviter qu’on me vire
PF