Appel longue distance
jan 21st, 2008 by S. Leannán
…
Le téléphone avait sonné à trois heures du matin.
« Où es-tu ? »
C’était devenu un jeu… Avant même Bonjour ou Bonsoir… C’était à qui poserait la question le premier…
« Je viens de rentrer, je suis dans ma chambre. Je pense que tu n’aimerais pas du tout l’hôtel. Et toi, où es-tu ? Qu’est-ce que tu fais ? »
« Je suis au salon, je lisais. »
« J’avais peur de te réveiller.»
« J’attendais un appel. »
« Oh… À cette heure-ci ? »
Silence.
« De qui ? »
Son sourire se devine à sa voix.
« De qui pourrais-je bien attendre un appel au milieu de la nuit ? »

Rire…
« J’avais dit que je t’appellerais demain. »
« Il est demain, ici. »
…
De sa réponse, il n’entend que le mot « … hier ».
« Que fais-tu ? »
« J’essaie de me déshabiller d’une seule main alors que j’aurais besoin des deux. Et toi ? »
« Non. »
« Non ? »
« Une seule suffirait. »
« Pour me déshabiller ? »
« Oh, je n’y songe même pas… »
« Alors… ? Tu pourrais te déshabiller d’une seule main ?
« C’était une boutade, mais… Oui. »
« Tu es en sarong. »
« Oui. »
Silence.
« Attends… »
Froissement de tissu.
« Que fais-tu ? »
« Je nous mets à égalité. »
Froissements encore.
« Dis-moi ce que tu fais. »
« Je me sers un whiskey. »
« Rajoutes-en un, et bois le deuxième pour moi. Ils n’ont que du Scotch, ici. »
« C’est tout à fait dramatique. »
Rire. Silence.
« Voilà. »
« Voilà ? »
« Nous sommes à égalité. Je suis en jupe. »
« Seulement en jupe ? »
« Seulement en jupe. »
Silence…
« Qu’est-ce que tu fais ? »
« Je viens de boire nos whiskies. »
« Tous les deux ? »
« Tous les deux. »
« Cul sec ? »
« D’un trait. »
« Comme ça ? Pourquoi ? »
« Devine… »
Silence.
« Parce que je t’ai dit que je suis en jupe ? »
« Parce que je me l’imagine. »
« Oh… Et ça te donne envie de boire ? »
« Envie de boire… ? Non. »
Silence…
« Autre chose, alors… ? »
« De boire autre chose ? »
« Non. Envie d’autre chose. »
« Oooh… À quoi jouons-nous ? »
Silence.
« Tu sais pourquoi j’ai eu envie de t’appeler à cette heure ? »
« Pour me raconter ta journée, peut-être… »
« Je t’imaginais dans ton lit. »
« À cette heure, c’était imaginable. »
« Tu sais ce que je veux dire. Je t’imaginais… dormant dans ton lit. »
« C’était assez vraisemblable. »
« Tu ne veux pas comprendre. »
« Je crains de mal te comprendre. »
Silence…
« Tu veux que je t’explique ? »
« Est-ce raisonnable ? »
« Pas du tout. »
« Et quand tu reviendras de là-bas, tu t’attends à ce que je fasse comme si de rien n’était, comme si tu ne m’avais rien ‘expliqué’… ? »
« Tu feras comme tu voudras. »
« Comme je voudrai, vraiment ? »
« Vraiment. »
Silence.
« Explique-moi. »
« Je pense à toi tout le temps… Je t’ai appelé parce que j’avais envie de me coucher en écoutant ta voix… de t’entendre pendant que je m’endormirais… en t’imaginant, nu dans ton lit. »

Soupir.
« Tu veux aller dans ta chambre, maintenant ? Dis-moi Oui…»
« Oui. »
« Tu es dans ta chambre ? »
« J’y entre. »
« Je défais ma jupe… Défais ton sarong. »
Silence…
« Je suis nue. Tu es nu ? »
Soupir…
« Je suis nu. »
« Tu as allumé la lumière ? »
« Non… Il y a toujours deux bougies allumées, sur la commode. »
« Comment dors-tu ? Tu as une couette, ou les draps et une couverture… ? »
« Juste les draps. »
« Tu veux bien te coucher avec moi ? Dis-moi si tu veux… »
Soupir, silence…
« Je veux bien… me coucher en même temps que toi. »
« Je me glisse entre les draps. Allonge-toi… Tu es couché ? »
« Je suis allongé. »
« Sur le dos ? Le drap jusqu’où ? »
« Sur le dos… À la taille. Un peu plus bas… »
« Mmm… Tu tiens toujours le téléphone… ? Dans quelle main ? Où est l’autre ? »
« Dans la droite… L’autre est sous ma nuque. »
Silence.
« Il fait chaud, dans ta chambre ? Tu n’as pas froid ? »
« La fenêtre est entrouverte, il fait très frais. Je… n’ai pas froid du tout. »
« Ferme les yeux… »
« Ils sont fermés. »
« Je m’allonge contre toi. Je peux te toucher… ? »
Soupir…
« Tu peux… »
« Tu as la peau douce… ça se voit… Mes doigts glissent le long de ton bras… au creux de ton aisselle… continuent… Tu as sursauté ? »
« Oui… »
« Mes doigts étaient sur ta poitrine, j’ai juste effleuré… Ah… je comprends… »
Silence.
« Mmm… Tu es comme ça, et tu joues l’imperturbable ? Je t’entends respirer… »
« J’ai ouvert la main… le réflexe… et le téléphone a glissé. Je ne joue pas, je le suis… quand je contrôle. »
« Et tu ne contrôles plus ? Pourquoi ? »
« Plus vraiment… Tu as dit que je ferai comme je voudrai. »
« Comme tu voudras, absolument. Et maintenant, tu ne veux rien ? Tu n’imagines rien, c’est trop irréel pour toi ? »
« C’est très réel, j’imagine déjà beaucoup trop et je veux… bien plus. Reviens. »
Soupir…
« Tu veux venir me chercher à l’aéroport ? J’avais commandé un taxi… Mon avion atterrit à vingt-trois heures trente, demain. »
« Ton demain, ou mon demain ? »
Rire.
« Ton demain… Le nôtre. »
« Je décommanderai ton taxi. Parle-moi encore… »
…
[...]
…
S. Leannán
…

il fait chaud… [...]
contrôler, vous dites? vous ouvrez la porte du four pendant que le soufflé monte? je comprends mieux l’histoire de l’averse, chaud, froid, on alterne. [...] c’est DUR.
Very sexy.
That’s all I can say ^^.
Il fait très, très chaud par ici…
Ce n’est pas votre imagination, n’est-ce pas?
Les jours passent, tenez bon
Laurence
C’est un peu cavalier, pardonnez-moi… Ayant en ce moment quelques problèmes de “gestion”, je vais grouper mes réponses.
Terry…
- Oui. Oui… Non, jamais. Si vous le dites… tant mieux. Oui, très. Et j’ajoute… :
Nuitarius…
- Way too much… You needn’t say more ;o)
Laurence
- Par ici aussi… C’est peut-être la vôtre… ? :o) Merci… ;o)
Douce Nuit…
S.
Terry,
Je n’ai pas dit que je ne vous censurerais pas du tout… :o)
“Il fait chaud…” était suffisant, et puisque vous avez compris ce que je peux “Approuver” ou non, vous imaginez certainement pourquoi j’avais “raccourci”, sur cette page, le Commentaire No 1 (*) … et pourquoi je ne publie pas celui qui aurait dû - c’est très relatif - s’afficher ci-dessus…
Je répondrai néanmoins à votre question…
Non, aucune “distribution” n’est prévue… et Oui, vous me faites encore rire.
Ceci dit… Merci pour lui…
(*) … où j’avais omis d’insérer les habituels “[...]“. Je vais réparer cet oubli…
S.
j’avais compris pourquoi, j’avais juste quelque chose à vérifier. ça y est c’est fait.
dommage! et vous aussi. ‘ceci dit’ je pensais chaque mot.
Oh my gosh ! I am [...] !!!
She dared….. and you [...]…?!?
I’m sure you [... ... ...] so why don’t you publish the rest, the really [... ! ...] stuff, with the part after the airport too?
Oooh, Trésor, que penserait ta Mère d’un tel langage… ?
You are right on that one too… but… No… I shall not.
And you know what…?
Read my lips… again :
S.
hello Lenna! ça me fait plaisir de voir que vous avez retrouvé la parole. il ne vous a pas coupé la langue alors.
et sa vengeance devait pas être si terrible parce qu’on dirait bien que vous cherchez encore des ennuis. je me doutais bien qu’on n’était pas du genre à mordre. il a tout écrit, vous dites? et il n’y aurait pas moyen de soudoyer quelqu’un pour que…..?
Oooh… Terry…
Tss-tss-tss…
‘:P
S.
Je n’oserais pas faire ce qu’elle a fait.
Comment un homme prend ça?
J’ai de la peine à imaginer la suite de: “Parle-moi encore”. Vous ne voulez pas la poster? ;-)))
Laurence
Ma mère sait bien comme je parle, Trésor, c’est seulement toi que je choque.
Tu as fait une erreur en me disant que je suis juste sur ça - O. tape un texte pour toi juste maintenant. C’est pour toi le
Lenna
Hi Terry!

On mord - pas pour ça
Je travaille pour vous
Lenna
La suite, s’il vous plait…?
Laurence,
Cela dépend, je suppose… Il serait logique de penser que chacun réagit différemment.
Non, je ne veux pas…
S.
Lenna…
Je ne compte plus mes “erreurs”, Trésor…
Oui… j’ai constaté cela.
Je ne pensais pas que O. se rendrait complice de tes manigances. Quelle déception…
Dommage… Vous assumerez ensemble les conséquences de vos actes.
S.
Charmed,
BonSoir…
La suite… ?
Volontiers… il vous suffit de cliquer sur le nom de la Catégorie… car c’est là qu’elle est.
S.
Lenna…
… Tais-toi…
N’aggrave pas ton cas, Trésor…
S.
Lenna - j’ai failli ne pas vous voir! et ça aurait été dommage parce que c’est des réponses bien intéressantes. comment je fais pour vous passer mon e-mail? je crois que si je demande le votre, même si vous êtes d’accord de me le donner ‘on’ va pas vouloir me le faire suivre. ;-)))))))
S. - c’est pas gentil de dire à Lenna de se taire. tss-tss-tss, comme vous dites. et puis entre nous: [...]
J’épluche vos pages et c’est un régal! Cette photo-là vaut l’autre. Juste pour contenter ma curiosité, dites-moi: c’est le même modèle? Je pense que oui, à quelques années d’écart peut-être?
Moi non plus je n’ai pas trouvé la suite de ce texte, et c’est franchement frustrant parce qu’on reste terriblement sur sa faim après avoir été très finement accroché. Dites au moins si ça viendra ou si on n’espère pour rien…?
Je surfe dans les commentaires avec presque autant de plaisir que je déguste les textes, il y a de l’intrigue et du mystère partout, et oui c’est CHAUD! C’est tout dans l’imagination, en subtilité, beau comme une femme nue sous un voile à la fois décent et indécent, pudique et érotique en même temps.
Aaah…… Délicieux!
Pitié: la suite!