Où je suis…
jan 15th, 2008 by S. Leannán
Depuis dix-neuf jours, exactement, je cherche…
alentour la sérénité qu’en moi je ne sais plus trouver.
L’horloge égrène les secondes comme un tambour bat le rappel,
le ronronnement de mon ordinateur ressemble à un vrombissement
et j’ai haussé le volume de mes haut-parleurs pour ne pas les entendre…
mais rien jamais ne peut couvrir ta voix puisque je l’entends même en moi.
…
J’hypoventile en écoutant…
… les mots d’autrefois…
… la chaleur dansante de ta voix…
… ton rire comme un ruisseau sur la mousse…
… cette étrange façon que tu as encore de me dire « Où es-tu ? »…
…
Où je suis…
Je ne le sais pas moi-même.
Je ne suis pas moi-même.
Je redoute tes appels autant que je les espère.
Je ne peux pas te dire ce que tu aimerais entendre.
Je cherche… en moi ce que je ne trouverai pas ailleurs.

Je crois que de te revoir a tout rendu plus confus encore.
Ta voix n’a pas changé, je n’avais à gérer que mes souvenirs…
mais maintenant,. tout est transposé dans le présent…
s’y exalte. et déjà veut se projeter. dans l’avenir…
quand j’ignore même où je suis en ce moment.
…
Où je suis…
« À côté de moi-même » le résumerait bien.
Je sais que tout trouvera sa place et deviendra clair…
Et tout, ensuite, sera paisible à nouveau.
Je sais qu’alors je pourrai te dire…
« Je suis »…
ou « Je ne suis pas »…
là où tu me voudrais, là où tu m’espères, là où j’attends…
… d’entendre…
… ton pas pressé sur le gravier du chemin, les pavés de la cour…
… le chuchotement de cette lame du parquet sur laquelle personne
d’autre que toi ne marche jamais en traversant le petit salon…
… cette intonation particulière que tu donnes à mon prénom
quand tu m’appelles. en me cherchant. dans la maison…
… de voir…
… ta silhouette que dessine la lumière venant du patio
sur le velours du tapis juste devant le tabouret du piano…
… ce sourire toujours un peu surpris qui semble t’échapper
quand tu réalises que je te savais là bien avant que tu n’entres…
… ce regard dans lequel tu essaies d’exprimer de quoi me faire croire
que tu n’aimes pas que je te laisse me rejoindre sans trahir ma présence…

… de sentir…
… le parfum de ta peau à l’instant où je reconnais
et..fais abstraction de celui. que tu viens de mettre…
… ton souffle lorsque tu approches ton visage du mien…
… tes lèvres sur les miennes avant qu’elles ne les touchent…
… l’odeur de tes cheveux quand mes doigts réchauffent ta nuque…
… ton corps qui s’appuie contre le mien, doucement,. et puis plus fort…
… tes mains sur mes côtés qui glissent toujours vers mes reins puis plus bas
avant de monter dans mon dos. et ne savent jamais. où elles veulent s’arrêter…
Je ne sais pas si c’est mon coeur que je sens battre trop vite. ou bien le tien.
Où je suis…
Je l’ignore… mais où que ce soit, je ne pourrai pas y rester longtemps.
…
S. Leannán
…
…

Quand “on” ouvre la boîte à souvenirs…
“je te cherchais depuis lontemps
tu m’as laissé en t’en allant
un grand paquet de mots d’amour
et ce silence encore si lourd
le souvenir de ces chimères”
Y. Duteil
Que la route qui s’ouvre à vous, vous soit douce. Prenez le temps qu’il vous faut avant de l’emprunter afin de laisser sur le bas côté toutes les peurs, rancoeurs, amertume et n’y trouver que comme seuls obstacles, la joie, le bonheur.
Même si je semble absente de votre ici et de mon là-bas, je passe quand mon “occupation” m’en laisse le loisir… Je suis de tout coeur avec vous parce que je sais combien ceci vous semble Ô combien difficultueux…
Hormis la dernière ligne, c’est effectivement très ressemblant à ce que j’entends depuis une vingtaine…
Merci… Je n’ai ni rancoeurs ni amertume, mais… Je vous dirai ceci ailleurs :o)
Je vous vois :o)
Je le sens…
S.
P.S.:
Pour mettre à jour vos statistiques… tentez un “clic” sur la page “Le Sexe des Anges II” … ;o)
Il faut de la force pour si bien avouer sa faiblesse, bravo.
J-M
vous avez dit 10 jours? vous pensez que votre coeur tiendra juque là?
respirez, S.
J-M,
C’est un point de vue…
:o)
S.
Terry,
Neuf, maintenant…
Je ne “pense” rien : je ne pense plus.
Entre deux apnées, c’est ce que je fais…
;o)
S.
vous faites de la plongée sans bouteille?
un mois d’apnée, c’est long.
Avec ou sans, d’une manière ou d’une autre… :o)
Oui, vous me “cherchez”, c’est évident…
Riez, riez…
S.
au moment où j’ai cliqué ’submit’ je me suis dit que je vous tendais la perche pour une réponse de ce genre. équivoque, un peu non? je vous cherche et je vous distrais, je ne sais pas où sont les autres alors il faut bien que quelqu’un vous occupe non? je ris de bon coeur et je parierais que je vous fais rire aussi. comment allez-vous aujourd’hui?
“Équivoque”… ? Je ne vois pas du tout en quoi. À quoi pensez-vous… ?
Oui, c’est cela, distrayez-moi… parlez-moi d’un sujet différent. Sans équivoque… :o)
Vous avez raison, et je viens de le dire ailleurs : vous me faites rire…
Je vais bien, Merci…
Et vous, comment vous portez-vous ?
S.
Entendre, voir, sentir… il manque toucher et goûter. Ou il ne manque pas, peut-être.
Moi je n’ose pas, vous demander comment vous vous sentez.
Laurence
à rien, comme vous
d’accord: quel temps il fait, chez vous? pas trop chaud aujourd’hui? ah ça me fait plaisir
vraiment bien c’est vrai? pour moi tout roule, merci.
Laurence,
Il ne “manque” pas…
Vous faites bien… Cela m’évite d’avoir à vous répondre :o)
S.
Terry,
En ce moment, sombre et froid dehors, chaud à l’intérieur…
N’insistez pas… :o)
S.