Couleurs
oct 24th, 2007 by S. Leannán
Le BonJour à Vous, Visiteur…
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Venez au chaud, n’ayez pas peur:
Nul ne pourrait me reprocher en ce moment d’être prolixe…
L’Automne me sied, mais avec ce vent il faut que je me fixe.
De fait, je me calfeutre, m’intériorise, me la joue spéléologue.
Le souvenir d’un commentaire enregistré sur un autre blogue
me fournit l’inspiration de ce thème, vague, je dois l’avouer…
Entre deux chapitres de mon sujet favori, je vais m’y vouer.
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…Couleurs…
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Des exubérances et excès de l’Été
il faut bien que chacun se repose…
Le Soleil nous avons dûment fêté,
les Brumes inspireront notre prose.
L’Automne est Sérénité et langueur.
À la fougue je préfère la Douceur…
Les Arbres sont sages et somnolent
en attendant que se réchauffe le sol.
Sous la neige ils seront impassibles;
imitons-les si cela nous est possible…
Il est l’heure de révéler nos Couleurs…
Le temps est au souvenir et à l’Espoir :
les feuilles se détachent sans douleur.
Dans la Forêt rien n’est jamais noir.
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S. Leannán
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N.B.:
Le fait est connu, quoi qu’en dise le player ci-dessous : c’est incontestablement au “Prete Rosso”, Antonio Vivaldi, que nous devons ce ”Siciliano” (Concerto en D mineur - “L’estro armonico” No. 11 - Op. 3/11, RV 565). D’aucuns le jugeront mélancolique, mais à mieux écouter peut-être y trouveront-ils la tendre sérénité que je ressens à chaque fois que je l’entends.
Que ce Jour vous soit Doux…
Sláinte agus saol agat.
S.
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Langueur, élégiaque morosité, engendré par cette période où tout se meurt même les fleurs. Les feuilles pourrissantes sur le sol détrempé invite à se cacher à l’intérieur des murs et de soi afin d’y retrouver un semblant de chaleur en attendant des jours meilleurs.
Vos mots toujours emplis de sérénité quand je les lis apporte un peu de lumière dans ce ciel gris.
Les pièces de musique que l’on écoute peuvent en fonction de l’état d’esprit paraître triste ou empli de sérénité. Il est un adagio qui m’arrache des larmes à chaque écoute, parfois elles sont de joie, parfois elle sont de tristesse, allez savoir pourquoi, notre epsrit perçoit les notes différemment. Quoiqu’il en soit ce concerto est sublime et ceci que l’on soit nostalgique ou ataraxique.
Que cette journée vous soit douce et agréable
Rien jamais ne meurt, chère Meleagris, et les feuilles en devenant humus nourrissent l’arbre… qui un jour peut-être en illuminant nos âtres réchauffera nos êtres…
Perfection du cycle indéfectible…
Évidemment, sur l’asphalte cela fait comme un “couac” ! ;o)
Savoir que mes mots colorent votre ciel est comme goûter l’un de ces gâteaux dont vous aviez porté le parfum jusqu’à mes montagnes. Je savoure :o)
L’humeur change l’oreille, c’est la vérité. Qu’elle soit picturale, musicale, sculpturale ou autre, toute oeuvre se perçoit différemment selon le sentiment du moment, et plus proche l’on se tient de l’ataraxie, moins nettes sont les différences. C’est presque dommage, en fait, car la couleur se vit d’abord par les nuances dont la teinte l’esprit, et la Sérénité m’est infiniment plus sympathique que l’ataraxie, à tout dire.
J’ai beaucoup aimé votre Adagio pour cordes, je crois que je ne l’avais pas dit clairement…
Merci encore.
Douceur à vous aussi.
S.
Ouah…! C’est poétique jusque dans les commentaires!
On est rudement bien chez vous, S. Leannan, ça donne envie de prendre le temps. Quel temps? C’est quoi le temps? J’ai oublié.
Je continue la lecture mais d’abord: merci!
Fred
Il doit être plus de cinq heures mais le jour est loin encore
et j’entends tomber la pluie depuis hier bien avant l’aurore…
Voilà tout ce que je sais du temps à cet instant et cela me suffit.
Vous l’avoir fait oublier pour une heure passée avec moi me ravit.
Merci de votre visite…
S.